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La France reconnait des avancées modestes à Doha

La conférence de Doha sur les changements climatiques s’est prolongée jusqu’à samedi soir, après d’intenses discussions entre les Ministres. La France y était représentée par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement.

L’accord comporte des avancées modestes mais indispensables à la continuité de l’engagement international contre la menace du dérèglement climatique. La France et l’Union européenne ont souligné, tout au long de la conférence, l’urgence de renforcer les efforts de lutte contre les changements climatiques.

La France et l’Union européenne ont rappelé à Doha l’insuffisance des engagements pris par la communauté internationale pour éviter un réchauffement supérieur à 2°C. Face à ce défi, qui appelle des réductions plus fortes d’émissions de la part de l’ensemble des pays industrialisés, et un renforcement des actions des pays émergents, un accord a été trouvé pour relever le niveau d’ambition, aujourd’hui insuffisant pour rester en dessous de 2°C.

L’Union européenne a accepté de s’engager jusqu’en 2020 dans une deuxième période du Protocole de Kyoto, prolongeant ainsi ce dispositif ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’Australie a rejoint les signataires de cet accord, au coté notamment de la Suisse et de la Norvège.

L’accord de Doha comporte également des dispositions d’appui des pays industrialisés aux actions de lutte contre le changement climatique dans les pays en développement. La France et l’Union européenne ont joué un rôle actif dans l’élaboration du compromis final sur les financements, qui permettra de renforcer les efforts en vue de mobiliser 100 milliards de dollars en 2020 au bénéfice des pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Si les progrès peuvent sembler modestes, un programme de travail devrait permettre de rehausser le volume des financements en faveur de la lutte contre le changement climatique. Dans ce cadre, la France consacrera une partie de sa taxe sur les transactions financières au financement de la lutte contre le changement climatique dans le cadre du Fonds vert notamment.

L’accord adopté définit aussi un programme de travail à mettre en œuvre pour construire un accord mondial, applicable à tous, à compter de 2020. Dans cette perspective, Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères, a fait état de la disponibilité de la France à accueillir en 2015 la Conférence des Parties lors de son discours devant la Convention jeudi 6 novembre. La présence, à ses côtés, de deux autres ministres français a traduit dès maintenant la volonté de la France de prendre plus de responsabilité dans les négociations climatiques. Delphine Batho a particulièrement contribué sur la négociation des modalités de la seconde période du Protocole de Kyoto, tandis que Pascal Canfin a été tres impliqué sur le volet financier de l’accord trouvé.

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