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L’Aven Noir, site classé en 2012 (Aveyron et Gard)

Par décret du 30 août 2012, publié au Journal Officiel du 1er septembre 2012, a été classé parmi les sites des départements de l’Aveyron et du Gard l’ensemble formé par le site de l’Aven Noir et ses abords sur le territoire des communes de Nant (Aveyron), Revens, Lanuéjols et Trèves (Gard)

Superficie : 2 590 hectares
Critères : scientifique et pittoresque

Le site interrégional de l’Aven Noir s’étend sur une surface de 2 590 hectares répartie entre la commune de Nant (département de l’Aveyron, 308 hectares) et les communes de Lanuéjols, Trèves et Revens (département du Gard, 2 282 hectares).

Le site appartient aux territoires des grands causses méridionaux, grandes étendues tabulaires de calcaire de l’ère secondaire, et inclut un important réseau souterrain, dont environ 30 kilomètres ont été explorés à ce jour.

La cavité présente un intérêt exceptionnel par l’importance de son réseau, par la hauteur de ses galeries, qui peut atteindre 50 mètres, et par ses concrétionnements. La présence de concrétions de calcite pure ou colorée, de draperies, de cascades pétrifiées, de gours, de perles des cavernes et l’abondance des formations aragonitiques constituent l’attrait le plus évident de la cavité. Mais l’Aven Noir présente aussi un intérêt paléontologique, attesté par la découverte d’ossements de rennes, et un intérêt faunistique résultant de la présence de colonies de chiroptères et de craves à bec rouge.

Le relief karstique a créé des paysages souterrains et de surface complémentaires, car issus d’un même contexte géologique. Le site de surface de l’aven, qui se trouve à une altitude comprise entre 800 et 900 mètres, comporte ainsi différents motifs paysagers résultant de l’activité karstique : dolines, lapiaz, avens… Son relief tabulaire, constitué de plateaux ondulés, ceinturés de gorges profondes et de vallées sèches, découvre de vastes et pittoresques panoramas. Ce paysage naturel a cependant été façonné par l’homme, notamment par le pastoralisme, et inclut des fermes isolées ou des hameaux offrant de remarquables exemples d’architecture vernaculaire.

Sur ce plateau, dont le caractère désertique est seulement atténué par la présence de dolines cultivées, les rivières « la Dourbie » et « le Trévezel » ont creusé des gorges où subsistent des cultures et des boisements qui contrastent avec la végétation steppique du causse. Les deux vallées se rejoignent à proximité du hameau de Cantobre, construit sur un éperon rocheux qui domine le confluent, et forment avec ce village, déjà inscrit au titre des sites, un paysage remarquable.

La délimitation du site tend principalement à rendre compte de la réalité fonctionnelle du karst caussenard et des paysages qu’il génère. Le décret de classement assure ainsi la protection du réseau souterrain déjà exploré et de l’unité paysagère de surface située à l’aplomb de ce réseau, celle-ci étant élargie aux limites naturelles les plus proches : gorges de la Dourbie et du Trévezel au sud, ravin de Garène au nord, ruisseau de la Granariè à l’ouest. Compte tenu de ces principes de délimitation, le site nouvellement classé présente les caractéristiques paysagères des grands causses sur un espace relativement réduit et cohérent.

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